Aveux de Cedric Jubillar : le procès en appel pourra-t-il avoir lieu ?

Les aveux de Cédric Jubillar à ses avocats concernant la mort de sa femme Delphine en 2020 ont totalement relancé l’affaire. La défense a déjà demandé à ce que la date de son procès en appel soit repoussée, mais il est encore tôt pour que la justice se prononce.

Aveux de Cédric Jubillar : la justice a été informée "par la presse",  indique la cour d'appel de Toulouse - ICI

Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, Cédric Jubillar avait fait appel de cette condamnation. La date du nouveau procès a été fixée au 21 septembre 2026. Mais depuis, tout a changé. Après avoir nié en bloc toute implication dans la disparition de sa femme, survenue en décembre 2020, l’homme a finalement reconnu son implication auprès de ses nouveaux avocats, qui ont dévoilé l’information lundi 6 juillet 2026. Il aurait même donné de premières indications sur ce qu’il a fait du corps, sans cependant dévoiler son emplacement précis.

Lors d’une conférence de presse organisée par la défense de Cédric Jubillar, celle-ci a notamment pointé l’impossibilité de maintenir la date du procès en appel. Pour les avocats, il semble évident que les débats ne pourraient pas se tenir en l’état. Retrouver le corps de la victime apparaît comme la première tâche à accomplir, notamment pour ses proches.

Un nouveau procès sans notion de “meurtre” pour Cédric Jubillar ?

Un report semble donc probable, mais il n’a pas encore été évoqué officiellement pour plusieurs raisons. Sur le papier, l’enquête est close. Cédric Jubillar ne s’est pour l’instant confié qu’à ses avocats. Il n’a pas encore été entendu par un magistrat. Ce n’est que lorsque cela sera fait et que ses propos auront été consignés dans un procès-verbal que ceux-ci auront une véritable valeur, rappelle RTL. À partir de là, le président de la cour d’assises chargé du procès en appel pourra ordonner un supplément d’information, comme l’organisation de recherches du corps, mais aussi d’autres mesures comme des reconstitutions pour mettre à l’épreuve la version de Cédric Jubillar. On imagine alors mal que le procès puisse être maintenu, avec un délai de moins de 3 mois à tenir. Ce mardi 7 juillet 2026, la Cour d’appel de Toulouse a fait savoir que la justice “compte agir rapidement” dans ce dossier.

Par ailleurs, les aveux de Cédric Jubillar et les nouveaux éléments susceptibles d’être examinés pourraient influer sur la qualification juridique des faits, et donc sur la peine maximale. En effet, les avocats de Cédric Jubillar ont insisté sur le fait que leur client reconnaît être “à l’origine” du décès de Delphine, il nie en revanche l’intentionnalité et donc le meurtre. Ses avocats ont évoqué les conséquences d’une “énième dispute conjugale” au sein d’un couple qui allait mal. Pour les violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner commises sur un conjoint, le Code pénal prévoit une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.

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