En Antarctique, le corps du plongeur français disparu a été retrouvé
Les recherches ont duré une dizaine de jours. Le corps de Gérald Malaussena, disparu le 13 janvier lors d’une mission de plongée près de la station scientifique française Dumont d’Urville en Antarctique, a été retrouvé jeudi, a annoncé ce vendredi 23 janvier l’Institut polaire Paul-Émile Victor (Ipev). L’homme âgé de 45 ans était originaire de Marseille et habitait dans la Drôme.
Plongeur professionnel, il avait disparu lors d’une mission de contrôle d’un instrument scientifique sous la glace, près de la côte de la Terre Adélie. Les opérations de recherche ont mobilisé de nombreux moyens. La banquise a ainsi été percée « en de nombreux points selon un quadrillage » et une caméra a été utilisée pour examiner la colonne d’eau sous la banquise, ont décrit l’Ipev et les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) dans un communiqué.
Un sondeur capable de détecter la présence de métal sous la surface – et donc du matériel de plongée – a également été utilisé. Cinq agents de la Garde côtière des États-Unis ont participé aux recherches avec deux ROV, des sous-marins opérés à distance. C’est le second ROV, équipé d’un sonar capable de détecter la présence de métal à longue distance qui a permis de découvrir le corps, à 300 mètres de la côte.
Une eau à environ -1,8 °C
« Les pensées des Terres australes et antarctiques françaises et de l’Institut polaire français vont en premier lieu à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de ses collègues, profondément affectés par ce drame », ont-ils indiqué dans leur communiqué.
La station Dumon d’Urville, ouverte en 1956, est une plateforme d’observation de la biodiversité, de l’atmosphère, de la calotte glaciaire et de la géophysique de la planète. Soutien logistique à la recherche française, l’Ipev, qui est basé à Brest, permet chaque année à 320 scientifiques de mener leurs travaux sur les pôles.
Les températures auxquels sont exposés les chercheurs sur place sont extrêmes : en moyenne -1 °C en été et pas moins de -17 °C en hiver. Les plongeurs de l’Ipev travaillent dans une eau à environ -1,8 °C, avait indiqué ICI Breizh Izel au moment de la disparition du Français.




